Le géant de l’habillement engrange les bénéfices grâce à son modèle « tester et répéter », mais à quel prix pour ceux qui produisent ses lignes bon marché – et pour la planète ? La fast fashion est conçue pour s’adapter à des vies bien remplies. Les prix bas invitent à un entretien minimal (il est moins cher et plus rapide de jeter un vêtement que de le laver et de le repasser), le risque est faible – du moins c’est ce qu’il semble (acheter à la hâte, sans avoir à se repentir si le vêtement ne convient pas), et la commodité est inégalée (glisser, cliquer et répondre à la porte).
Des milliers d’affiliés et de célébrités, qui ont l’oreille et l’œil de millions de personnes sur les médias sociaux, capitalisent sur la pression exercée par la tendance.
La mode ultra-rapide a peu à voir avec la démocratisation et beaucoup plus avec le profit pour ceux qui sont au sommet.
Nous devons supprimer le permis de nuire. La semaine dernière, l’Agence européenne pour l’environnement a annoncé une répression de la fast fashion. Le gouvernement britannique devrait lui emboîter le pas. Il faudra que les gouvernements, les universités et les entreprises travaillent ensemble pour assumer notre responsabilité collective de protéger notre planète et notre industrie pour les générations futures. Il ne faut rien de moins qu’un changement radical pour éviter un réchauffement de 4°C. Il n’y a pas de vie, et encore moins de mode, dans ce monde.

L’empire Shein surpasse Zara et H&M réunis! Grâce à une nouvelle levée de fonds il atteint désormais 100 milliards de dollars de valorisation, devenant ainsi la troisième startup la plus valorisée au monde. Après la fast fashion et l’ultra fast fashion, Shein vient de créer un nouveau segment : la Real-time fashion, basée sur une hyper-réactivité et des prix bas. Un concept développé au détriment de la planète et des travailleurs.
La fast fashion est conçue pour s’adapter à des vies bien remplies. Les prix bas invitent à un entretien minimal (il est moins cher et plus rapide de jeter un vêtement que de le laver et de le repasser), le risque est faible – du moins c’est ce qu’il semble (acheter à la hâte, sans avoir à se repentir si le vêtement ne convient pas), et la commodité est inégalée (glisser, cliquer et répondre à la porte). S’ajoute à cela des milliers d’affiliés et de célébrités qui capitalisent sur l’impératif d’être à la mode et sur l’influence qu’ils ont auprès de millions de personnes sur les réseaux sociaux.
L’auteure de cette article, la professeure Dilys Williams, directrice du Centre pour la Mode Durable au London College of Fashion, insiste sur le fait que nous devons supprimer le permis de nuire. L’Agence européenne pour l’environnement vient d’annoncer une répression de la fast fashion. Il faudra que les gouvernements, les universités et les entreprises travaillent ensemble pour assumer notre responsabilité collective de protéger notre planète et notre industrie pour les générations futures. Il ne faut rien de moins qu’un changement radical pour éviter un réchauffement de 4°C. Il n’y a pas de vie, et encore moins de mode, dans ce monde.